Behavior Gap : lutter contre votre propre comportement

Le behavior gap traduit l’écart de rendement entre ce que l’investisseur va percevoir et le rendement brut du marché. La différence est lié à son comportement.

De l’intérêt d’étudier la finance comportementale

Le behavior gap a été théorisé par Carl Richards, conseiller financier américain et auteur d’ouvrages traitant des finances personnelles et créateur de célèbres croquis (www.behaviorgap.com).

Sa définition est simple : il y a une différence entre le rendement (attendu) de l’investissement et le rendement (perçu) de l’investisseur. Cette différence est le behavior gap (écart de comportement).

Un investissement produit 8% annualisé sur 10 ans. L’investisseur n’obtient que 5%. Pour quelles raisons ? Son comportement.
L’ennemi de l’investisseur est lui-même. 

Sur les marchés financiers, moins on en fait, mieux on se porte. 

D’aucuns considèrent qu’un portefeuille boursier est comme un savon ; plus on y touche, plus il fond. Et cela se vérifie systématiquement.

L’investisseur n’obtient pas le rendement de l’investissement car il se laisse dominer par ses peurs  : vendre bas lorsque les mauvaises nouvelles s’accumulent et que le contexte est morose et racheter haut lorsque les nuages se dissipent et tenter de faire du market timing… Toute cette agitation est néfaste. 

Le plus simple reste le plus efficace : acheter un ETF mondial largement diversifié et ne plus y toucher, sauf à continuer à acheter régulièrement quelque soit l’état du marché (méthode DCA). 

Les biais psychologiques grèvent la performance

Le problème de l’investisseur particulier c’est que, dans la grande majorité des cas, il achète la performance passée récente (élevée) et diminue donc sa probabilité d’obtenir des rendements futurs satisfaisants. 

En pratique, cela se vérifie : l’investisseur regarde la liste des supports sur lesquels il peut investir sur son assurance-vie, il les classe selon leur performance sur 5 et 10 ans. Et il choisit les fonds qui ont eu les meilleures performances. Mais ce sont les performances passées, qui ne préjugent absolument pas du futur. Or, la gestion d’un portefeuille c’est “vendre haut et acheter bas” donc dans l’idéal, l’investisseur devrait alléger des positions ayant eu des performances élevées récemment pour renforcer les supports qui ont le moins performé afin d’obtenir des rendements ultérieurs plus élevés.  

Regardez ce qu’il s’est produit avec le fond ARK Innovation de Cathie Wood juste après le rallye haussier de la reprise post-covid (2021). Tous les investisseurs qui sont entrés dans le fond après la performance récente incroyable en se disant que cela ne pouvait que continuer, se sont retrouvés avec une baisse majeure (>50%) de la valeur de leur investissement, par simple effet de retour à la moyenne, majoré par le contexte de hausse des taux. 

Il faut bien se rappeler que l’investisseur qui performe sur le long terme n’est pas le plus intelligent de la pièce mais est assurément celui qui sait dominer ses émotions. 


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