Profiter des erreurs des autres investisseurs pour s’enrichir 

Il est bien connu que les principales pertes ou manque à gagner pour l’investisseur sont à mettre sur le compte d’un seul et unique facteur : l’investisseur lui-même

Le plus difficile est de ne pas suivre la foule et d’éviter les bulles, souvent le constat amer est fait trop tard une fois la bulle éclatée. 

Les facteurs psychologiques / comportementaux expliquent une très large partie des succès et des échecs sur les marchés boursiers. 

Il ne faut jamais oublier le phénomène de retour à la moyenne : ce qui a sur-performé sous-performera et inversement. 

Cela plaide en faveur de 2 piliers de l’investissement : la diversification et le rééquilibrage régulier (rebalancing). 

Si votre portefeuille ne contient que du vert, c’est que vous n’êtes pas suffisamment diversifié ! Etant donné que toutes les composantes du portefeuille n’évoluent pas simultanément dans le même sens, il est tout à fait attendu (et souhaité !) que certaines lignes soient bien rouges lorsque d’autres affichent un vert éclatant ! 

Evidemment, en cas de bear ou bull-market généralisé avec exubérance irrationnelle, toutes les lignes peuvent virer vers la même couleur… 

Soyez cupides lorsque les autres sont craintifs et soyez craintifs lorsque les autres sont cupides

Warren Buffett

Le graal : acheter bas et vendre haut

Ne pas suivre la foule reste la meilleure façon d’obtenir des rendements satisfaisants à long terme : acheter bas et vendre haut. Personne n’arrive à le faire (le market timing est une illusion car il faut avoir raison deux fois ; lors de la sortie du marché et lors du redéploiement des fonds pour rentrer de nouveau). Ceci est possible grâce au rééquilibrage de portefeuille. 

Ceux qui attendent que l’horizon se dégage et que le news-flow s’améliore seront toujours en retard et achèteront systématiquement plus cher (et obtiendront donc des rendements inférieurs) que ceux qui investissent lorsque la fin du monde est dans tous les discours des “experts” sur les plateaux télé…

Un bear-market est la meilleure chose qui puisse arriver à un investisseur en phase d’accumulation. C’est l’assurance, si la tendance haussière de long terme se poursuit, de rendements futurs élevés. 

Deux sentiments/comportement sont à fuir sur les marchés boursiers :
la cupidité et la peur. On les retrouve depuis la nuit des temps sur tous les continents. La bourse se complexifie avec le temps mais la nature humaine reste la même et en particulier les biais psychologiques qui éloignent l’investisseur de la rationalité.

Les marchés boursiers évoluent par cycle

Lorsque les marchés sont haussiers (bull market), que tout le monde parle de la nouvelle action à la mode, que les introductions en bourse s’enchaînent, que l’euphorie est générale, que les cours augmentent et que l’ensemble des investisseurs pensent que cela va perdurer pour toujours c’est la cupidité qui vous pousse à investir alors que cette situation est défavorable à votre portefeuille : cours élevés = risque de rendements futurs faibles. 

Lorsque les marchés sont baissiers (bear market), que tous les commentateurs préconisent de vendre les actions, que les mauvaises nouvelles s’accumulent, que la valorisation de votre portefeuille diminue de jour en jour et que le rouge vif est la couleur prédominante sur vos lignes, c’est la peur qui vous pousse à vendre bas et matérialise des moins-values qui entameront votre rentabilité sur le long terme. C’est précisément à ce moment-là, lorsque cela est dur psychologiquement d’appuyer sur le bouton acheter, qu’il faut le faire car c’est la situation la plus favorable à votre portefeuille : cours bas = probabilité élevée de rendements futurs satisfaisants. Il faut être heureux lorsque le pessimisme est à son apogée. 

Il faut donc éviter de suivre la foule (et c’est contre-nature car l’homme en tant qu’animal social se sent rassuré lorsqu’il est au sein de la foule), passer en pilotage automatique, maintenir sa stratégie et faire le contraire de ce que la majorité des investisseurs font dans ces 2 grands types de marchés. 

Deux composantes majeures des rendements futurs du portefeuille financier : le prix payé (acheter bas en bear-market) et la psychologie de l’investisseur (lutter contre les biais comportementaux). 


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