Un krach en bourse, ça se gère ou ça se subit ?

Les épisodes de krachs boursiers ne sont pas fréquents mais il est indispensable pour chaque investisseur de s’y préparer car ils constituent des tests de tempérament. Mais alors, un krach boursier, ça se gère ou ça se subit ?
C’est ce que nous allons aborder ici !

Quelle est la raison principale qui freine les particuliers à investir en bourse ?

La volatilité.

Les marchés boursiers font peur car ils sont volatils ; les cours des actions varient tous les jours avec des amplitudes qui peuvent parfois être importantes.

La fluctuation des cours est inhérente au marché boursier.
Sans celle-ci, il ne pourrait y avoir une telle performance des actions.

On peut, en tant qu’investisseur averti et formé, gérer cette volatilité et ne plus la subir.

En faire, en quelque sorte, une alliée dans la constitution de notre patrimoine financier en bourse.

Marché baissier et krach boursier…

Un marché baissier ou bear market se caractérise par une baisse d’au moins 20% du cours d’un indice par rapport à son plus récent sommet sur une durée relativement longue d’environ 2 mois.

Lorsque la baisse est comprise entre 10% et 20% par rapport au plus haut récent, on parle de correction boursière.
Elle n’est pas forcément généralisée à tout le marché mais peut être segmentaire (focalisée sur une zone géographique, un secteur de l’économie…)

Un krach boursier est une baisse brutale du cours des actions / indices d’au moins 20%
en un temps très court, de l’ordre de quelques jours.

Le pessimisme des acteurs du marché est alors à son comble ; les vendeurs sont largement supérieurs en nombre aux acheteurs donc le prix des actions chute (et ce indépendamment de leur valeur intrinsèque).

Cependant, dans les cycles boursiers, on s’aperçoit que les marchés haussiers sont plus longs et fréquents que les marchés baissiers.

Mais alors, peut-on prévoir un krach boursier ?

Tout le monde aimerait développer des outils permettant de prévoir le prochain krach boursier.
En pratique, aucun investisseur n’est en capacité de prédire l’évolution des cours boursiers.
Personne ne peut donc prévoir l’arrivée d’un krach.

L’illustre Nassim Nicholas Taleb est à l’origine de l’expression “cygne noir” (black swan) pour définir un évènement imprévisible et à très fort impact sur les marchés financiers. Ex : pandémie Covid 19 avec krach boursier.
On peut apprendre des précédents cygnes noirs sans pouvoir les anticiper.

Les investisseurs qui attendent le krach boursier pour investir font une erreur d’analyse. Les marchés haussiers étant statistiquement plus fréquents et longs que les marchés baissiers, il vaut mieux être investi sur les marchés qu’en dehors pour ne pas passer à côté de la performance du marché.

La stratégie consistant à entrer/sortir du marché sur des considérations peu fiables pour un investisseur particulier s’appelle le market timing.

Time in the market beats timing the market.

Le risque lié à au market timing est le coût d’opportunité.
L’investisseur non investi se prive du rendement du marché pendant x années en restant en dehors de celui-ci.
Ses liquidités dorment, ne sont pas productives et subissent l’inflation.

Faut-il acheter des actions pendant un krach ?

Posez la question suivante à votre cousine : faut-il acheter pendant les soldes ?
La réponse sera sans doute : oui c’est plus intéressant qu’hier parce que le même article coûte 30% moins cher.

En bourse, c’est pareil.
En tout cas, pour la gestion indicielle (stratégie basée sur les ETF largement diversifiés répliquant des indices boursiers).
En effet, une action peut valoir 0. Un indice boursier non.

Pour ceux qui font du stock-picking et qui choisissent eux-mêmes leurs actions, la question qu’ils doivent se poser lors d’un bear market est complexe : s’agit-il d’une baisse conjoncturelle ou structurelle voire les deux combinées ?

Une baisse conjoncturelle affecte tout le marché (ex : chute globale du marché actions en mars 2020 en pleine pandémie Covid-19).

Une baisse structurelle affecte un secteur / une entreprise en particulier : renforcer sa position et acheter plus d’actions de cette entreprise qui décline, c’est s’exposer à une perte en capital car le prix de l’action peut continuer à baisser jusqu’à 0 ; c’est ce que l’on nomme le moyennage à la baisse et qui constitue un biais classique de l’investisseur.

Ce n’est pas parce qu’une action prise individuellement a baissé de 30% qu’il s’agit d’une bonne affaire.

Et un investisseur particulier peut avoir des difficultés à identifier correctement les causes de ce type de baisse.

L’investisseur indiciel est exposé au risque du marché action.

L’investisseur qui fait du stock-picking est exposé au risque du marché action + au risque idiosyncratique (celui de l’action de l’entreprise en elle-même), cela fait toute la différence entre les deux approches en bourse.

Ainsi, il apparaît moins risqué pour un investisseur particulier d’être sur une stratégie indicielle à base d’ETF lors d’un bear market ou krach plutôt que d’opter pour le stock-picking.

“Soyez craintifs lorsque les autres sont avides et avides lorsque les autres sont craintifs.”
Warren Buffett


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Quelles sont les attitudes à adopter face à un krach ?

Tout va dépendre du profil de l’investisseur.
On ne sait jamais à l’avance comment on va réagir face à un marché baissier tant qu’on ne l’a pas vécu.

On peut définir 3 manières de réagir selon le tempérament de l’investisseur (qui a basé sa stratégie sur les ETF) :

A. Ne rien faire :
C’est l’investisseur angoissé mais lucide.C’est l’attitude la plus saine de l’investisseur qui a peur.
Il fait le dos-rond et attend que l’orage passe.
Il ne regarde plus ses comptes-titres, PEA, assurance vie pour ne pas voir les moins-values latentes.
Point négatif : il ne profite pas de cette période de soldes pour acheter à bas prix.
Point positif : il n’a pas vendu ses ETF lorsqu’ils affichaient -30% (il n’a pas matérialisé de moins-values).

B. Continuer son investissement mensuel régulier comme si de rien n’était :
C’est l’investisseur insensible mais qui reste prudent.
Il maintient sa stratégie définie par temps calme où il avait décidé d’investir la même somme tous les mois pour acheter ses ETF (ex : ETF MSCI World ou S&P 500).
Il pratique la technique du dollar cost averaging (DCA).Point négatif : il ne profite pas complètement de cette période de soldes pour acheter à bas prix.Point positif : il n’a rien vendu et mieux, il a acheté plus de parts d’ETF car les prix étaient plus bas.

C. Profiter de la baisse des marchés pour investir plus :
C’est l’investisseur anti-fragile : il renforce son portefeuille dans les moments où le marché doute car il sait que ce sont des opportunités à ne pas manquer.
Il va accentuer ses investissements.
S’il avait, par exemple, l’habitude d’acheter pour 500 € d’ETF World tous les mois, il va accompagner la baisse du marché en achetant pour 1500 € par mois.
Il pratique la technique du dollar value averaging (DVA) : il achète beaucoup plus lorsque les prix sont bas.

Théoriquement, c’est la 3e attitude qui va permettre de booster la performance du portefeuille sur le long terme car acheter lorsque les prix des ETF sont bas, c’est mettre toutes les chances de son côté pour bénéficier de la hausse future (maximiser les rendements ultérieurs).
Mais le plus important en bourse, reste de se connaître soi-même et de respecter son profil d’investisseur (tolérance à la volatilité).

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Samedi 16 Mars 2024

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