Fat-FIRE : liberté financière pour médecin investisseur ?

En tant que médecin, on ne doit pas s’interdire de viser la liberté financière qui peut être assimilée à une forme d’indépendance ou d’autonomie financière visant à décorréler ses revenus de son travail et de faire en sorte que notre capital soit à notre service…

Qu’est-ce que le mouvement FIRE ?

Le mouvement FIRE (financial independence, retire early) est très peu connu des médecins. Et pourtant, il pourrait changer le regard qu’ils portent sur leur métier et leur manière de le pratiquer.
Les adeptes du mouvement considèrent que l’élément le plus important de l’existence est le temps.

La très grande majorité des gens échangent leur temps de vie contre de l’argent (salaire contre temps de travail) et prennent leur retraite à 65 ans.

Au sein du mouvement FIRE, l’objectif est de profiter de son temps de vie pour pratiquer une activité qui plaît véritablement, travailler pour le plaisir, s’adonner à des activités non lucratives (bénévolat, engagement associatif…) grâce aux revenus de son patrimoine.

Qu’est-ce que la FAT-fire ?

L’objectif de la FAT-fire est d’atteindre l’indépendance financière avant l’âge légal de la retraite, en arrêtant toute activité professionnelle lucrative, tout en profitant de la vie avec des revenus très élevés issus du patrimoine : au moins 5k€ / mois (montant arbitraire le plus souvent choisi).
Cela nécessite une préparation parfaite et une discipline draconienne.

Etant donné que l’objectif est de vivre de son patrimoine financier à un âge relativement jeune, disons 45 ans, les intérêts composés ne vont pas pouvoir être d’une grande utilité (si l’investisseur commence à s’y intéresser à 30 ans en entrant dans la vie active).

Il va falloir compter sur UN paramètre fondamental : le taux d’épargne.
C’est véritablement ce taux qui va déterminer la vitesse à laquelle l’investisseur va pouvoir atteindre ses objectifs.

Atteindre l’indépendance financière est possible dès lors que les revenus du capital, avec un taux de prélèvement de 3% à 4% selon les études, le safe withdrawal des anglo-saxons, couvrent les dépenses de l’investisseur.
Ainsi, il faut un montant de capital d’environ 25 à 30 fois le montant de dépenses annuelles. Ex : capital entre 1’500’000 € et 2’000’000 € pour générer 60’000 euros de dépenses annuelles (5000€/mois) selon un taux de retrait de 4% ou 3%.

D’autres types de FIRE existent…

LEAN-FIRE

Il s’agit du FIRE historique adopté par les membres se définissant comme frugalistes. Il se caractérise par un mode de vie minimaliste, éloigné du matérialisme habituel.
Ils vivent d’un capital peu élevé car leurs dépenses le sont également. Ils ont surtout des dépenses contraintes (logement, nourriture, habillement) et peu de dépenses discrétionnaires. Le plus souvent, il s’agit d’investisseurs célibataires ou en couple sans enfant.
L’indépendance financière peut donc être atteinte plus rapidement, à taux d’épargne et rémunération similaires, en phase de capitalisation.
Pour financer des dépenses mensuelles de 2000 € avec un taux de retrait de 4%, il faut un capital de 600’000 €.
Ce mode de vie nécessite des adaptations : vivre en dehors des agglomérations où l’immobilier est cher, limiter drastiquement ses dépenses, s’expatrier dans un pays où le coût de la vie est moins élevé…

BARISTA-FIRE

C’est un entre-deux : il s’agit de vivre plus chichement qu’un FAT-fire mais moins frugalement qu’un LEAN-fire.
Pour cela, l’investisseur garde un pied dans le milieu du travail (souvent emploi à temps partiel) tout en vivant de son capital pour compléter ses revenus.
Barista est le serveur/la serveuse de café initialement chez Starbucks qui peut occuper un poste à temps partiel tout en bénéficiant d’une couverture santé (aux US) lui permettant parallèlement d’avoir du temps libre (et les revenus de son patrimoine couvre ses dépenses).

Pour un médecin qui aime sa pratique au quotidien, l’objectif est double :
Atteindre l’indépendance financière
Pouvoir lever le pied d’un point de vue professionnel : une fois que les dépenses habituelles sont couvertes par les revenus du capital productif, il est possible de prendre du recul, passer à 50%, se recentrer sur sa pratique en réorganisant son temps de travail et ne plus subir les contraintes habituelles…

On peut tout à faire créer une nouvelle catégorie, la MED-FIRE. Etre médecin indépendant financièrement à 50 ans, avec un capital productif couvrant 80% des dépenses contraintes et garder une activité médicale (moins lucrative car moins dictée par la logique de rentabilité) passionnante et enrichissante à un rythme plus sain pour se recentrer sur le care.

D’un point de vue plus pragmatique, le maintien d’une activité médicale rémunératrice mais plus allégée permet de continuer à cotiser (valider un peu plus que le minimum de trimestres requis annuellement) et de bénéficier d’une couverture d’assurance maladie jusqu’à faire valoir ses droits à la retraite (c’est-à-dire vraisemblablement à l’âge de 70 ans et pas avant pour les trentenaires actuels…).

Comment atteindre l’indépendance financière en tant que médecin ?

La principale difficulté est de trouver l’équilibre entre le plaisir immédiat (niveau de dépenses discrétionnaires) et la gratification différée (taux d’épargne, montant à investir pour générer des revenus passifs).
Les médecins ne sont pas réputés pour être d’excellents investisseurs et pourtant ils ont pour la plupart une situation théorique idéale pour atteindre l’indépendance financière : revenus du travail élevés + pérennité des revenus permettant épargne et investissement pérennes.


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Journée des Investisseurs Wealthier Life

Prochaine Session
Samedi 16 Mars 2024
9h – 18h


Il y a une véritable planification financière à mettre en place avec différents moyens à disposition :

  1. Investir en bourse et s’y prendre le plus tôt possible : dès les études de médecine, en tant qu’externe puis interne en alimentant tous les mois son PEA via un investissement indiciel en ETF. Il s’agit de l’investissement le plus rentable sur le long terme (plus de 20 ans) à condition de bien gérer la volatilité et savoir maîtriser ses émotions.
  2. Investir au moins 40% de ses revenus : le taux d’épargne est le principal critère de réussite car au cours des 10 premières années, les intérêts composés n’ont pas le temps de produire leur magie (ils le feront pendant les 40 ans de consommation du portefeuille).
  3. Limiter son niveau de dépenses :
    Pour cela il faut lutter contre la loi de Parkinson qui montre que le niveau de dépenses augmente avec les revenus. Il s’agit du risque d’inflation du niveau de vie (lifestyle creep) fréquemment retrouvé chez les médecins, avocats…
  4. Définir son allocation d’actifs globale dès les premiers investissements :
    Il est nécessaire de connaître le rendement net (après inflation) des différents supports d’épargne (livret, compte à terme…) et d’investissement (actions, obligations, immobilier de rendement…) afin d’estimer la durée et le montant des investissements à mettre en place pour atteindre ses objectifs (ex : capital cible correspond à au moins 25 fois le montant de ses dépenses annuelles).
  5. Mettre en place une diversification des sources de revenus futurs : afin d’obtenir une rente pérenne et diluer le risque.
    Actions : investissement le plus performant sur longue période (PEA, CTO, PER, AV…)
    Immobilier : utiliser au maximum sa capacité d’emprunt (avant de ne plus avoir de revenus élevés liés au travail à montrer au banquier !) pour de l’immobilier en direct (résidence principale, location type LMNP…) et/ou en pierre-papier avec des revenus passifs issus des SCPI.
    Afin de bien évaluer la pondération de vos actifs immobiliers au sein de votre allocation d’actifs globale, veillez à bien calculer la rentabilité réelle de votre investissement immobilier.

Be wealthy to reach your financial independence.

Wealthier Life

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